Association de défense des contribuables et de l'environnement à Thénac - 17460 -

 

THENAC

 

CHARENTE MARITIME

 

 

THENAC LE  5 juillet 2020

 

Notre secrétaire publie...

 

Voilà cinquante-huit ans – le 16 juin 1962 –, en plein service militaire, j'accédais à Oran au grade de sous-lieutenant de réserve.

Moins de trois semaines plus tard, je recevais pour mission d'occuper avec ma section l'immeuble du journal L'Echo d'Oran afin d'en interdire l'accès durant les festivités prévues à l'occasion de l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet.

 

Ce jour-là, alors que les combats ont officiellement cessé depuis le 19 mars, l'inauguration de l'indépendance en Algérie s'est illustrée par des massacres dans la ville d'Oran qui classent cette journée en tête des plus sanglantes depuis le déclenchement des actions meurtrières par le FLN près de huit ans auparavant.


Que s'est-il passé le 5 juillet 1962 dans l'immeuble de L'Echo d'Oran pour justifier d'en faire le titre d'un livre ?

 

Une suite d'événements fortuits m'a conduit à me rappeler ce passé déjà lointain, souvent occulté ou déformé dans la mémoire collective et cette démarche a eu pour résultat un livre. Je n'ai pas perdu inutilement mon temps à chercher un éditeur et j'ai eu recours à Amazon pour en assurer la publication au format numérique pour tablette, liseuse ou smartphone et au format broché (244 pages).

Ci-dessous le lien d'accès internet :

  

https://www.amazon.fr/juillet-1962-%C3%A0-LEcho-dOran-ebook/dp/B0882VNH8M/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1592317753&sr=1-1

 

 

 

 

 

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THENAC LE  20 mars 2020

 

Encore un numéro spécial élections municipales.

Pas de changement à la mairie pour le moment.

Le Premier ministre l'a annoncé jeudi après-midi au Sénat : les conseils municipaux ne se réuniront finalement pas à partir de vendredi pour élire leur nouveau maire, dans les villes où une liste l'avait emporté dès le premier tour des municipales, dimanche. Le conseil scientifique a jugé que "les conditions sanitaires n'étaient plus réunies", a déclaré Édouard Philippe, en raison de l'épidémie due au coronavirus. Les nouveaux maires n'entreront donc pas en fonction avant au moins plusieurs semaines. En attendant, les élus en place avant le scrutin de dimanche dernier continueront leur mandat.

 

 https://www.lejdd.fr/Politique/coronavirus-edouard-philippe-decide-de-reporter-la-designation-des-maires-3956521

 

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Résultats de l'élection du 15 mars 2020.

 

 

Population 1677   Continuons ensemble Tous ensemble pour Thénac
Inscrits 1225 73,05%    
Votants 758 61,88%    
Abstentions 467 38,12%    
Blancs 1 0,08%    
Nuls 23 1,88%    
Exprimés 734 59,92% 362 372
Élus     ? ?

 

 

Ce tableau est à mettre en regard avec celui de l'élection de 2014

(La Lettre N° 37).

 

 

 

On constate que la population a augmenté et, en toute logique, les inscriptions sur la liste électorale aussi, mais :

 

  • La proportion des votants a baissé : 758 (61,88%) en 2020, contre 790 (73,97%) en 2014 ;

  • Le nombre de suffrages exprimés aussi : 734 (59,92%) en 2020, contre 747 (69,94%) en 2014.

 

 

La pandémie de coronavirus explique sans aucun doute en grande partie cette évolution.

 

Saluons au passage le civisme téméraire de l'unique électeur (ou électrice) qui s'est dérangé(e), en bravant le risque viral, afin de venir déposer dans l'urne un bulletin blanc !

 

Et puis il y a eu 23 bulletins nuls... Certains de ces bulletins étaient du premier modèle de la liste de Monsieur Brethomé reçu dans les boîtes aux lettres. Devaient-ils être considérés comme nuls pour autant ?

 

Coronavirus occasionnant une inflation d'abstentions et bulletins annulés pour un motif peut-être contestable, voilà deux éléments qui donnent matière à recours étant donné le faible écart final.

 

Nous serons peut-être bien appelés à voter pour un second tour afin d'élire notre futur conseil municipal, quand les choses auront fait retour à la normale.

 

***

 

 

 

THENAC LE  10 mars 2020

 

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 Numéro 44 : Février 2020.


 

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Ceci est un numéro spécial, nous n’avions pas envisagé de communiquer avec nos lecteurs seulement un mois après La Lettre de février et surtout pas dans le courant de la période électorale, mais l’arrivée dans nos boîtes aux lettres d’un tract émanant d'un « comité de soutien» à la liste de la candidate Sylvie MERCIER nous impose une mise au point. Les fondements de notre association nous font en effet un devoir de dénoncer les tentatives de faire prendre des vessies pour des lanternes aux contribuables, notamment quand ils sont appelés à choisir l'équipe qui gérera la commune durant les six années à venir.

 

*

 

 

D'un côté, nous avons assisté le 7 mars, à un exposé transparent des finances municipales avec preuves à l’appui et aucune des données – reprises dans une brochure de communication du candidat Jean BRETHOMÉ n’ont été contestées et ne sont contestables, nous avons vérifié les chiffres en mairie.

 

 

D'un autre côté, on lit dans le tract du dit « comité » ... « le conseil départemental avec Sylvie Mercier a accordé environ 1 200 000 euros de subventions à la commune de Thénac ».

 

 

Pour qui lit vite, le mérite de l'élue départementale est grand : grâce à elle (sous-entendu), la commune de Thénac aurait reçu plus d'un million d'euros de subventions.

 

 

Pour qui se penche un peu sur la question, c'est déjà beaucoup moins brillant, d'abord parce que le conseil départemental est constitué de 54 membres dont un président et dix vice-présidents... il est douteux que l'influence de Madame MERCIER soit capitale au sein d'un conseil présidé par Monsieur BUSSEREAU. Ajouté à cela que Madame MERCIER faisant partie de la 8e commission « solidarité sociale », si elle a pu jouer un rôle dans les attributions de subventions à des associations, il n'en va certainement pas de même pour les autres cas évoqués, notamment en ce qui concerne les travaux de l'école.

 

 

À qui veut approfondir davantage – comme nous par exemple qui avons assisté à tous les conseils municipaux –, il est loisible d'objecter que devant le conseil municipal Madame MERCIER n'a jamais mentionné un seul dossier de subvention qu'elle aurait monté comme élue départementale.

 

 

Quant aux travaux de l'école, nous avons pu constater que lors de la délibération du 12 avril 2018 qui en est à l'origine, Madame MERCIER était présente et détentrice d'une procuration, mais elle n'a pas voté « pour » et l'autorisation d'emprunts pour l’extension et la restructuration du groupe scolaire a été adoptée par 14 voix sur 16.

 

 

Quant aux deux élus démissionnaires, Monsieur Patrick PAYET et Madame Béatrice RAPET, qui figurent sur la liste de Madame Sylvie MERCIER, ils ont attaqué la dite délibération devant le Tribunal administratif en raison de la composition du conseil municipal qu'ils prétendaient illégale. Ils ont perdu, mais s’ils avaient gagné, les enfants de Thénac n’auraient pas une école rénovée à ce jour.

 

 

Enfin, il faut savoir que le Département donne chaque année une grille avec les subventions auxquelles peuvent prétendre les communes. L’État donne également des subventions. In fine, c’est un juste retour de l'argent de nos contributions qui nous revient.

 

 

Si Monsieur Jean BRETHOMÉ n’avait procédé à aucun investissement, si le conseil municipal avait suivi Madame Sylvie MERCIER, l’État et le Département n’aurait rien eu à débourser puisque la rénovation de l’école et la traverse du bourg seraient encore à faire tandis que le château continuerait de tomber en ruine tout doucement.

 

 

Les campagnes électorales sont réglementées par une loi du 14 avril 2011. Nous avouons ne pas nous être plongés dans la lecture détaillée des articles de cette loi dont certains ont été modifiés depuis, mais nous nous sommes laissé dire qu'il n’est pas possible pour un candidat de communiquer avec droit de réponse dans les sept jours qui précèdent une élection. Si c'est exact, l'anonyme « comité de soutien » – sans aucun doute bien conseillé par quelqu'un qui ne doit pas ignorer cette contrainte imposée – se révèle d'un même tonneau que les boules puantes qui avaient pourri la campagne des municipales de 2008, ce qui avait motivé après coup la création de l'ADeCE.

 

 

 

Nous ne pouvions par conséquent laisser passer ce factum anonyme sans réagir :

 

  • un « comité de soutien » honnête affiche par principe au grand jour les noms des membres qui le constituent, fiers qu'ils sont de soutenir une juste cause ;

  • « une gestion de la commune transparente et raisonnée »... depuis la création de notre association, nous n'avons jamais observé une gestion de la commune aussi transparente et raisonnée que ce cinq dernières années ;

  • « en respectant nos finances »... la gestion des finances dans un rapport qualité/prix n'a jamais été aussi bonne que durant la mandature qui s'achève, les chiffres et les réalisations le prouvent sans ambiguïté ;

  • « de vrais projets écologiques, économiques, sécuritaires et patrimoniaux »... faute de précisions et de justifications, ce ne sont que des mots vides de sens ;

  • tout comme « associer les habitants aux principales décisions » – par des référendums locaux peut-être – et « que la population se réapproprie le château et son parc » – depuis quand le château et son parc sont-ils fermés à la population ? Ils n'ont jamais été si ouverts.

 

 

 

Ceci étant, chaque citoyen, chaque citoyenne à Thénac votera ou s'abstiendra le 15 mars prochain selon ses convictions, notre rôle aura consisté en la circonstance à éclairer les lanternes, ainsi que nous l'avons toujours fait, afin de conjurer les propos trompeurs.

 

 

 

THENAC LE  13 février 2020

 

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 Numéro 43 : Février 2020.


 

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Nous avons laissé en page d'accueil le numéro 42 de La Lettre afin que chacun puisse estimer selon ses propres critères si 2019 a été ou non une « bonne année » : le compteur Linky a été installé dans presque tous les foyers, il ne reste qu'à attendre en croisant les doigts pour voir si sa mauvaise réputation notamment sa propension à déclencher des incendies est surfaite ou non ; la facturation d'enlèvement des ordures ménagères n'a pas augmenté l'an dernier (nous verrons ce qu'il en sera cette année, il suffit d'attendre le mois de mai), dans les faits toutefois la suppression de la déchetterie de la ZI des Charriers (la plus pratique, la plus abordable, la plus proche de Thénac) est un coup dur, un véritable préjudice... on se demande où s'arrêtera la dégradation de ce service.

 

 

Les élections municipales.

 

Pourquoi pas de numéro de La Lettre depuis plus d'un an ? Ce n'est pas à cause du réchauffement climatique, comme nous l'avons écrit en janvier par dérision, ni parce que nous n'avions pas de grain à moudre, loin de là, mais qu'aurions-nous eu à faire entre la municipalité et son opposition d'une part, les graves événements qui se sont déroulés à l'échelle nationale d'autre part, sinon prendre parti ? Ce n'était pas la vocation de l'ADeCE, vocation qui demeure avant tout – faut-il le rappeler – la défense des contribuables et de l'environnement, dans les limites de la commune de Thénac. Peut-être aurions-nous persisté dans cette attitude sans les élections municipales qui vont avoir lieu et nous engager pour un bail de six ans avec une équipe dirigeante renouvelée, elles constituent un avatar local auquel chaque électrice et chaque électeur doit porter le plus grand intérêt.

 

Rappelons que le mode de scrutin n'a pas été modifié. Deux listes se trouvent en présence à ce jour et s'il ne s'en constitue pas d'autre avant le 27 février, date de clôture des dépôts de candidatures, nous aurons à l'issue d'un tour de scrutin unique, le 15 mars, un conseil municipal constitué de quinze membres de la liste qui aura recueilli le plus de suffrages et de quatre membres de l'autre liste. Un système dont nous avons pu mesurer à Thénac les inconvénients plus que les avantages dans un cas de figure où les élus de la liste minoritaire ont adopté d'emblée une attitude d'opposition systématique.

 

Le problème c'est que la situation risque de se reproduire puisque dans la liste Tous ensemble pour Thénac constituée en 2020 autour de Madame Sylvie Mercier se trouvent deux anciens élus de la liste défaite en 2014. Des élus qui après avoir gêné l'action du maire par divers procédés – notamment des procès qui ont coûté à la commune – ont fini par démissionner du conseil, faisant fi de leur devise titre de liste Agir ensemble et du mandat que leur avait confié les électeurs.

 

Nous savons depuis le 17 janvier que Monsieur Jean Brethomé se représente et a lui aussi constitué une liste. Sans doute en ce début de février la liste est-elle connue dans son intégralité, ce n'était pas le cas lorsque nous avons entrepris la rédaction de ce numéro 43, nous ne disposions que de l'articulet publié par Sud Ouest, articulet tronqué puisque dorénavant les articles du grand quotidien régional ne sont plus accessibles dans leur intégralité qu'aux abonnés sur Internet – ainsi, les dénigrements que nous avons dénoncés connaîtront désormais une audience réduite, c'est le bon côté de la chose.

 

Entre les deux listes en présence, nous nous garderons bien de faire un pronostic quant au résultat de la campagne électorale commencée le 10 janvier lorsque la liste Tous ensemble pour Thénac a fait l'objet d'un article de presse et que nous avons trouvé dans nos boîtes aux lettres un manifeste et avant-programme de l'équipe de Madame Mercier. En attendant les réunions publiques qui ne sauraient manquer pour exposer aux électrices et électeurs les programmes argumentés destinés à les orienter dans leur choix, nous nous sommes posé quelques questions à partager, accompagnées ou non des réponses que nous avons trouvées.

 

– Du côté de Monsieur Brethomé, nous disposons de la brochure de douze pages signée par lui et ses quatre adjoints intitulée Municipalité : des devoirs mais aussi des droits. Distribuée dans les boîtes aux lettres en 2018 cette brochure retraçait l'historique de trois années de mandat mettant en regard les actions de la majorité et de la minorité ; il s'agit d'un document fiable, nous avons régulièrement suivis en observateurs attentifs des séances du conseil municipal, constaté les réalisations et vérifié sur Internet les données chiffrées (ces dernières nécessitent une mise à jour pour 2018, nous allons y revenir).

 

– Du côté de Madame Mercier, l'article publié dans Sud Ouest le 10 janvier et son avant-programme. De l'article, nous ne retiendrons que des citations entre guillemets parce que sensées reproduire dans leur intégralité des paroles prononcées par l'intéressée. Ainsi, la dette de la commune aurait « doublé ces deux dernières années », voilà une déclaration inquiétante qui prenait à contre-pied ce qu'avait annoncé le maire à la onzième page de la brochure sus-mentionnée.

 

Fidèles à notre habitude, nous avons donc vérifié à partir des données officielles prises sur le site « impots.gouv.fr – les comptes des communes ». Chacun peut en faire autant, mais comme tout le monde n'a pas encore accès à Internet, nous reproduisons ces données sous forme de tableau.

 

 

Évolution annuelle de la dette par habitants de la commune de Thénac.

 

 

Maire Population EDH en €/h CAF en €/h Capacité de désendettement
         
M Veillon        
2002 1530 535 35 15 ans 4 mois
2003 1634 456 64 7 ans 1 mois
2004 1634 390 68 5 ans 9 mois
2005 1634 580 83 7 ans
2006 1717 509 90 6 ans 5 mois
2007 1717 656 79 8 ans 4 mois
Mme Giraud        
2008 1717 622 70 8 ans 8 mois
2009 1621 619 72 8 ans 7 mois
2010 1701 576 58 9 ans 11 mois
2011 1842 528 89 5 ans 11 mois
2012 1860 527 97 5 ans 5 mois
2013 1858 495 112 4 ans 5 mois
M Brethomé        
2014 1864 447 95 4 ans 8 mois
2015 1882 395 136 2 ans 10 mois
2016 1904 345 88 3 ans 11 mois
2017 1924 450 67 6 ans 8 mois
2018 1933 758 115 6 ans 7 mois
2019   603 178 4 ans

 

 

– Première colonne, mandatures depuis 2002, année de passage à l'euro ;

 

– Deuxième colonne, évolution de la population de la commune ;

 

– Troisième colonne, encours de la dette par habitant au 31 décembre (ECH) ;

 

– Quatrième colonne, capacité d'autofinancement (CAF) ;

 

– Cinquième colonne, capacité de désendettement (ECH / CAF).

 

 

Il apparaît au premier coup d’œil que sans être fausse l'affirmation péjorative reproduite dans Sud Ouest est tendancieuse dans sa forme lapidaire.

 

Certes, après avoir baissé durant trois années successives, la dette de fin d'année calculée par habitants a augmenté en 2017 et encore plus en 2018 (première colonne), toutefois cette dernière inflation serait due à la prise en compte exceptionnelle d'un prêt-relais consenti sans intérêt constituant une bonne affaire pour la commune... et tout compte fait, même à ce niveau, il n'y a pas péril en la demeure car ce qui est important, c'est le capacité de désendettement (cinquième colonne). En effet, « le ratio le plus important, le plus utilisé, y compris par les Préfectures, est celui de la capacité de désendettement qui exprime le nombre d’années théoriques qu’il faudrait pour que la commune rembourse l’intégralité de sa dette si elle y consacrait la totalité de son autofinancement disponible. Formulé en nombre d’années, ce ratio est une mesure de la solvabilité financière des collectivités locales »

https://www.exfilo.fr/tag/capacite-de-desendettement/.

 

On se rend compte qu'en 2018 la municipalité aux affaires n'a pas établi un record dans le mauvais sens en matière de dette puisque la capacité de désendettement se monte à 6 ans et 6 mois, alors qu'elle était de 9 ans et 11 mois pour 2010 (mandat de Mme Giraud) et de 15 ans et 4 mois pour 2002 (troisième mandat de M Veillon).

 

De plus, nous avons demandé en mairie les données pour 2019 – elles ne seront officialisées sur le site du ministère qu'à partir de septembre prochain – et l'on constate que la tendance inflationniste pointée pour les deux années précédentes est nettement inversée.

 

[À titre de curiosité, en 2018, sur 34 957 communes, 33 288 sont endettées à hauteur de 1 € par habitant ou plus ; Thénac se situe au rang 9 594, loin derrière Vaujany (Isère), 174 670 € par habitant].

 

 

Autre citation, selon le journaliste, dans l'hypothèse où sa liste gagnerait l'élection municipale Madame Mercier aurait déclaré : « On pourra lancer des projets, certains importants, mais nous devrons nous montrer en même temps raisonnables, respectueux des capacités financières de la commune ». C'est très bien, mais – en nous fiant à son avant-projet de programme – comment s'y prendrait-elle pour financer en six ans la rénovation de toutes les voiries ? Il s'agit de dix-neuf kilomètres de routes goudronnées à remettre en état, pour un coût de 100 000 € le kilomètre !

 

Dans le même ordre d'idées, comment s'y prendrait-elle pour financer la rénovation de tous les bâtiments communaux ?... Il est vrai, en lisant avec attention, qu'il ne s'agit pas de réalisations effectives, mais seulement de mettre en place ou de définir un « plan de rénovation », que tout cela est le fruit de suggestions émanant de réunions participatives qui n'engagent à rien.

 

Parmi celles-ci, il en est cependant qui présentent un certain intérêt – repenser « l'offre de stationnement » par exemple, telle qu'elle est aménagée actuellement elle manifeste un si net progrès par rapport à ce qu'elle était en 2014 que nous sommes curieux de savoir comment il est envisagé de l'améliorer encore –, et même un intérêt certain : la création d'un « cœur de village » regroupant commerces et services... Si Madame Mercier a un projet en tête, nous nous sommes laissé dire que Monsieur Brethomé en avait un aussi, tout comme pour une nouvelle cantine scolaire ; voilà deux beaux sujets de débat en perspective.

 

 

Une question en entraînant une autre, qu'est-ce que Madame Mercier et ses colistiers entendent par « retrouver un esprit village à Thénac » ? Une jolie expression susceptible d'éveiller quelques sensations nostalgiques chez les plus vieux parmi nous, mais en réalité un mythe quand si peu d'entre nous ont fréquenté la même école primaire, une illusion en cette époque où les villages sont pris dans la toile d'araignée des intercommunalités soumises à la loi NOTRe... et puis l'esprit de village traditionnel n'a jamais été un gage de sérénité ni de communauté apaisée. Bref, nous craignons fort de retrouver une ambiance aussi délétère dans le prochain conseil municipal que celle qui a gâté le précédent durant ses premières années.

 

Au soir du 15 mars prochain, soit la liste de Monsieur Brethomé l'emporte et dès lors qu'attendre comme participation de la part des quatre élus de l'autre liste dont on sait que deux de ses membres, élus démissionnaires de l'ancienne « opposition », ont engagé par le passé contre le maire plusieurs recours auprès du tribunal administratif ? Soit la liste de Madame Mercier est majoritaire et l'on imagine mal le maire actuel et trois de ses adjoints siéger en position minoritaire. Dans un cas comme dans l'autre, nous sommes curieux de savoir qui seraient les quatre de la liste minoritaire qui siégeraient au conseil.

 

Encore deux questions avant de terminer. Nous connaissons le bilan de Monsieur Brethomé en tant que maire : beaucoup de démissions au conseil municipal, mais surtout beaucoup de travaux réalisés dont la traversée du bourg, la restauration du château, l'extension du cimetière, un lotissement... la stabilité des impôts, la remise en honneur d'une fête du 14 juillet comme on en avait perdu le souvenir. En revanche, nous en savons très peu concernant les services rendus à Thénac par Madame Mercier en tant qu'élue au conseil départemental, aussi espérons-nous qu'elle voudra bien combler cette lacune.

 

 Enfin, suite à une circulaire du 3 février émanant du ministère de l'Intérieur, les nuances politiques des candidats aux élections municipales et communautaires ne seront affichées que pour « les communes de 3 500 habitants et plus ». Ce n'est pas le cas de Thénac, mais au-delà de cette restriction de circonstance, le ou la maire qui sera en fonction en 2022 pourra être sollicité(e) par les candidats à l'élection présidentielle au moment du recueil des signatures de parrainage. Alors, nous aimerions savoir quelle personnalité politique présidentiable notre futur(e) maire serait en capacité de parrainer éventuellement.

 

 

 

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THENAC LE  24 janvier 2020

 

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Pas de vœux à Noël cette année !

 

Nos lecteurs ne manqueront pas de nous en excuser car la faute en incombe à n'en pas douter au réchauffement climatique, c'est l'évidence même.

 

 

 

Il est trop tard maintenant pour réparer cette négligence, mais la tradition permet de revenir sur le jour de l'an déjà passé de trois semaines depuis les douze coups de minuit de la saint-Sylvestre et de souhaiter à tous une

 

 

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Pas de numéro de La Lettre non plus en 2019 !

 

 

Toujours à cause du réchauffement climatique bien sûr, il n'en faut pas douter, les savants du GIEC le disent...

 

 

 

 

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Mais si le numéro 43 de La Lettre s'est fait attendre, il est maintenant à la composition. Nous le mettrons en ligne sous peu  c'est promis – et ce ne sera pas le dernier.

 

En attendant, chacun peut relire le numéro 42, mesurer avec un an de recul comment les choses ont évolué depuis et réfléchir à ce qui risque d'arriver dans les temps à venir.

 

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THENAC LE  1er janvier 2019

 

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Après un quatrième trimestre 2018 annonciateur de toutes sortes de perspectives nouvelles, nous rêvons d'un 1er janvier qui marque le début d'une Belle Année 2019 pour les isolés comme pour les familles.

 

 

À chacun de nos lecteurs, à chacune de nos lectrices, à leurs proches nous souhaitons beaucoup de satisfactions, de joies et de succès.

 

 

Nos meilleurs vœux de réussite à notre maire et au conseil municipal dans l'accomplissement de l’œuvre entreprise pour le bien de la commune de Thénac.

 

 

Nos vœux fervents pour le redressement de la France avec un retour à des valeurs patriotiques bafouées depuis trop longtemps au détriment des classes moyennes nationales qui constituent le ciment de notre démocratie.

 

 

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THENAC LE  24 Décembre 2018

 

 

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Le numéro 43 de La Lettre, ce n'est pas encore pour aujourd'hui, mais cela viendra.

 

 

 

En attendant, compte tenu des circonstances plutôt particulières de cette fin d'année, nous souhaitons à tous nos sympathisants de passer un Noël aussi joyeux et agréable que possible.

 

 

 

 

 

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Mise à jour de circonstance le 9 février 2018

Le compteur Linky épinglé par la Cour des Comptes

 

Fin 2013 une étude mandatée par le gouvernement allemand concluait que "l’adoption massive de nouveaux compteurs n’est pas dans l’intérêt du consommateur allemand".

 

 

 

Début 2018 – avec plus de quatre ans de retard notre Cour des comptes nationale aboutit à la même conclusion pour le consommateur français.

 

 

 

Hélas ! 8 millions de ces « bandits totalement manchots » on déjà été posés et ERDF fait le forcing avec l'installation de 28 000 compteurs Linky par jour.

 

 

 

 

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La Lettre N° 42 est en ligne ci-dessous

 

 

Les termes soulignés en bleu dans le texte établissent un lien,

 

il suffit de cliquer dessus pour accéder au document ou au site extérieur signalé.

 

Les adresses internet que nous donnons en référence renvoient parfois elles aussi à des adresses très intéressantes, en principe identifiables par un critère semblable ; il peut y avoir avantage à suivre ces liens.

 

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- La Lettre numéro 41 a été mise dans la  bibliothèque ci-contre :

 

"La Lettre, N° 1 à N° 41".

 

 

 

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- Les écrits sur le "Livre d'or" - sans adresse numérique - ne nous permettent pas de répondre en mode privé ; ils feront éventuellement l'objet d'une réponse publique lors de la mise à jour suivante.


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Numéro 42 : Janvier 2018.


 

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Nous présentons aux

 

habitants de Thénac

 

nos meilleurs vœux

 

    de bonne santé pour

 

 

 

2018

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Nous n'irons pas jusqu'à souhaiter une « bonne année » comme il est de coutume tant il nous semble vain d'espérer voir le bout du tunnel après une, deux et même trois ou quatre décennies au cours desquelles trop de choses ont évolué de mal en pis au niveau national. Les perspectives de « lendemains qui chantent » ne sont pas à l'ordre du jour pour la majorité des Français constituant les classes moyennes à revenus modestes. Comme nous le redoutions dans notre précédent numéro, ceux-là sont engagés pour cinq années sur une pente graphique en ciseaux dans le droit fil de la précédente : une pente montante pour les impôts, une pente descendante pour le pouvoir d'achat, le niveau de vie, la sécurité... Et foin des politiques menteurs qui multiplient les discours pour prétendre le contraire. L'évidence est là, les revenus des salaires et retraites demeurent quasiment bloqués, mais les augmentations de toutes natures foisonnent :

- Beaucoup plombent les énergies d'usage courant – fioul domestique +36%,  carburants pour automobiles +12%, électricité +17%, gaz +7% – ne vous chauffez pas, ne roulez pas ;

- D'autres sont totalement injustifiables – frais bancaires +13%, contrôle technique +23% – il faudra faire avec en attendant pire ;

- D'autres encore visent exclusivement certaines catégories de population – forfait hospitalier +15%, CSG +21,7% (c'est ce que représente 1,7 point en pourcentage) –  ne tombez pas malade, mais surtout ne vieillissez pas !

Le scandale local de l'année !

 

Ça vient de sortir : le coût de ramassage des ordures ménagères fait un bond supérieur à 100% par rapport à 2017 !

 

Sur la question du tri sélectif, nous écrivions voilà tout juste un an : « après un "boom" de 43% plus ou moins hypocritement camouflé en 2014, le petit train-train des augmentations traditionnelles entre 2% et 5% par an a donc repris en toute sérénité.  »

 

Eh bien bonnes gens, s'il n'y a rien eu de sensationnel quant aux ramassages l'an passé, force est de constater que 2018 enfonce littéralement la folle augmentation de 2014 : concernant les tarifs, pour un minimum de levées d'un conteneur de 120 litres, il en coûtera toujours « seulement » 172 €, mais au lieu de 52 levées, il n'y en aura plus que 26 ! Augmentation nette : 100%.

 

 

100% à la base, parce que ce n'est pas tout : en juin aura lieu le dernier ramassage des verres et en juillet le dernier ramassage des papiers après quoi, chacun devra par ses propres moyens apporter papiers et verres « en points d'apport volontaire ». À quelle distance du domicile se trouveront ces « points d'apport volontaire » ? Forcément pas la même pour tous, mais il faudra compter pour tous une dépense supplémentaire et une perte de temps dues aux déplacements nécessaires. Ainsi, il faudra non seulement « faire cadeau » au centre de tri de nos verres et de nos papiers qui constituent une valeur marchande indiscutable, mais en plus il faudra leur en « assurer la livraison à nos frais ». On imagine sans peine que certains préféreront se « débrouiller » et que des dépôts sauvages de verres et de prospectus publicitaires feront leur apparition çà et là dans les bois, les fossés le long des routes, la grille fermée d'un centre de tri... On peut imaginer aussi que parmi les nouveaux « taillables et corvéables à merci » que nous sommes devenus aux yeux des décideurs de la CDA de Saintes, il s'en trouvera un certain nombre pour cesser de jouer le jeu du « tri sélectif » et mettre tout et n'importe quoi dans les conteneurs à ramassage bimensuel, quitte à dépasser le cas échéant la barre des 18 sorties au tarif forfaitaire, facturées sur la base de 110 € pour « l'accès au service » plus une somme proportionnelle à la capacité du conteneur (62 € pour 120 litres, 124,50 € pour 240 litres, etc). Soucieux de prendre nos informations à la source, nous avons consulté avec attention le site https://www.agglo-saintes.fr/les-projets/70-le-tri-evolue-la-collecte-s-adapte.html.

 

Nous invitons tous ceux qui peuvent faire de même à lire ou écouter (on a le choix) le baratin qui nous est servi sous le titre « Le tri évolue, la collecte s'adapte ». On y développe les trois points figurant en première page du calendrier de collecte 2018 sous le même titre :

 

 

1 – « La redevance incitative est généralisée sur l'agglo » : d'accord, ainsi tout le monde est à égalité.

 

 

2 – « Les ordures ménagères sont collectées tous les 15 jours » parce qu'il a été constaté que les habitants en redevance incitative ne présentent plus leurs bacs à la collecte chaque semaine : d'accord sur le principe, mais pas d'accord du tout sur la facturation parce que...

Pour deux fois moins de levées par an, un tarif deux fois moins élevé serait logique et équitable ! Or, ce n'est pas le cas !!

Et l'on peut prédire sans risque de se tromper que ce tarif augmentera l'an prochain et encore les années suivantes.

 

 

3 – « Le verre et les papiers sont collectés en points d'apport volontaire » : pas d'accord, parce que... si ce système de collecte est « économiquement avantageux », c'est uniquement au profit du « service » et au total détriment de l'habitant qui donne de la matière première, qui donne de son temps et de son travail par le tri, qui donne de son argent en frais de déplacements.

 

 

Il faut remettre les choses en place : un « service » doit être au service des habitants – pas l'inverse – et un « service » qui bénéficie d'une situation de monopole ne doit pas en abuser.

 

 

Un calcul bien simple met en évidence le caractère abusif de la politique menée contre les habitants par le service de ramassage des déchets domestiques :

 

- en 2005, 120 levées dans l'année étaient facturées 155 €, soit 1,29 € la levée ;

 

- en 2018, 18 levées dans l'année, au tarif le plus bas, seront facturées 172 €, soit 9,55 € la levée.

 

Une augmentation de 8,26 € par levée, ce qui représente, par rapport à 1,29 € constituant le prix de départ, un tarif 6,40 fois plus élevé, soit une augmentation proportionnelle de 640 %.

 

 

Qui a vu son revenu augmenter de 640 % en 12 ans ?

 

Personne !...

 

Où passe donc notre argent ?!

 

 

Voilà trois ou quatre mois, nous n'avons pas cru celui qui nous a parlé pour la première fois de cette nouvelle évolution abusive du « tri sélectif » en 2018. Force est de nous rendre à l'évidence : au rythme où vont les choses dans ce domaine, il est certain que l'objectif théorique à atteindre c'est de nous faire payer sans plus effectuer aucun ramassage. La question n'est pas de savoir si cela se fera, mais quand cela se fera. Alors, scandale de l'année ou scandale du siècle ?... Payer pour l'accès à un service tendant vers zéro ! La preuve figure en toutes lettres en noir et blanc et en couleurs sur la page du calendrier de collecte 2018 intitulée « Les gestes à adopter ». Nous devons :

 

-  « Trier nos déchets » (Combien cela nous prend-t-il de temps ?... épargnant par là même au « service » autant de main-d’œuvre qu'il faudrait rémunérer) ;

 

« Apporter nos verres et papiers en points d'apport volontaire » il vaudrait mieux écrire « en points d'apport contraignant » (Combien cela nous prendra-t-il de temps et combien cela nous coûtera-t-il d'argent ?... dommage qu'il n'y ait ni verrerie ni usine de pâte à papier à proximité) ;

 

« Composter » (Si l'on n'a pas de jardin, le compostage n'a d'autre utilité que de constituer un dépôt nauséabond de nourriture bonne pour attirer les rats) ;

 

- Et pour couronner le tout, « réduire notre production de déchets »

> en évitant le « suremballage » ;

> en « donnant les objets délaissés » à des associations caritatives ou à la brocante ;

> en faisant « la chasse au gaspillage » dans notre réfrigérateur ;

> en évitant « de recevoir des prospectus ».

 

Cette série de recommandations ayant pour but de nous faire « réduire notre production de déchets », est l'aveu de cette tendance vers un « service zéro » que nous dénoncions ci-dessus.

 

Bien sûr nous sommes conscients qu'il faut réduire la production des déchets, mais quand nous achetons un produit, c'est pour le consommable que nous l'achetons, pas pour l'emballage, c'est aux sociétés de conditionnement qu'il faut adresser le reproche de « suremballage », pas aux consommateurs ; « donner les objets délaissés », c'est bien beau de l'écrire, mais en pratique faire des kilomètres pour apporter de vieux objets à une association caritative et se les voir refuser ça décourage ; merci pour le conseil de faire « la chasse au gaspillage », il est tout à fait inutile car la plupart d'entre nous n'ont pas les moyens de gaspiller ; quant aux « prospectus » dans les boites aux lettres, si 9 sur 10 sont à jeter tout de suite, cela vaut tout de même le coup de les accepter pour le dixième qui présente une publicité intéressante.

 

Il faut réagir. Nous savons que notre modeste Lettre n'aura aucun effet auprès de la CDA, une pétition n'en aurait sans doute pas davantage, nous l'avons vérifié par le passé. Nous lançons donc un appel solennel à nos élus (notre Maire et nos deux Conseillers départementaux) aux fins de présenter devant la CDA une protestation amplement justifiée et obtenir une rectification de cette nouvelle étape de la mise en coupe réglée des habitants par le prétendu « service » ici incriminé. Faute de quoi, il nous faudra soit accepter le processus sans fin de baisse des services et d'augmentation des tarifs engagé en 2005 soit résister et dans ce cas imaginer une action forte pour faire plier la CDA sur cette question. Une poignée de « zadistes » viennent bien de faire plier l'État sur une question d'une tout autre ampleur. Comme par le passé, il est évident que de nos jours la force prime toujours le droit ; dans ces conditions, l'expérience a montré – et montre encore – que l'équité s'obtient uniquement par une ferme résistance à l'oppression. Ne nous laissons pas faire !

 

 

Ce n'est pas fini !

 

On nous a annoncé avec force publicité médiatique – campagne présidentielle oblige – la suppression de la taxe d'habitation (pas tout de suite et pas pour tous, il ne faut pas exagérer tout de même).

 

Un problème pour les communes cette suppression de la taxe d'habitation ! Les sceptiques comme nous – quand les politiques promettent des baisses fiscales – se sont demandés ce que cela cachait. Il y avait bien la hausse de la CSG (un taux de 1,1% à l'origine, en 1991, qui atteint 8,3% pour les retraités en 2018), mais elle n'entre pour rien dans les budgets communaux. Alors, c'est avec intérêt que nous attendions la suite. Nous n'avons pas eu à patienter longtemps. Avez-vous entendu parler de GeMAPI ? Un acronyme pour « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ». Ce n'est pas un impôt nouveau – il a été voté en 2014 –, mais il est entré en action au 1er janvier 2018. Il s'agit d'une « taxe » (l'un des nombreux synonymes du mot « impôt » dans notre belle langue au vocabulaire si riche dans certains domaines) mise à la disposition des collectivités locales. Elle peut se monter jusqu'à 40 € annuels par personne (ce n'est pas rien) et se décide en intercommunalité. Autrement dit, les habitants de Thénac, où aucun espace n'est inondable, pourraient se trouver taxés au prétexte de travaux à réaliser pour parer un éventuel débordement de la Charente à Saintes. Nous verrons bien ce qu'il en adviendra. Toujours est-il que notre Ministre des Finances peut bien déclarer, peut-être sans mentir : « Il n'y aura pas de nouvel impôt durant le quinquennat ». Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une de ces combinaisons dialectiques de duplicité et de langue de bois que nos politiques multiplient dans leurs déclarations avec un aplomb arrogant puisque, ce disant, le ministre joue sur le fait que les impôts votés durant une législature entrent en vigueur dans le courant de la législature suivante.

 

Connectés ! Vous avez dit connectés ? connectés ? connectés ?...

 

Connectés, nous le sommes tous ou en passe de l'être, pas forcément selon notre volonté ni en fonction de nos intérêts. Nous ne reviendrons pas ici sur la question de l'accès à internet sur la commune, toujours sans changement en attendant le câble qui devrait nous apporter le « très haut débit »... Bientôt... Peut-être. Et puis, avec les smartphones et la 4G l'accès à la toile n'est pas mauvais, il suffit d'avoir choisi un bon forfait et de savoir s'en servir.

 

En attendant, les impôts nouveaux qui sont censés ne pas voir le jour en 2018, rappelons que la gestion de l'eau est un formidable moyen de ponctionner les usagers, il n'y a qu'à regarder la page « détail de votre facture » que nous adresse la Rese pour comprendre. Mais que diriez-vous d'un compteur d'eau connecté ? Ça n'existe pas direz-vous. Oh, mais si !

 

La question que nous allons aborder est celle qui touche aux fameux et fâcheux 

« compteurs communicants ».

Il s'agit de compteurs mesurant la consommation du gaz (à notre connaissance, ils ne concernent pas Thénac), la consommation de l'eau, la consommation de l'électricité. Nous nous sommes intéressés à la question à propos des compteurs Linky.

 

(Ci-dessus, un compteur électrique Linky juste avant sa pose et mise en fonction).

 

C'est ainsi que nous avons appris qu'il existe des équivalents dans les domaines de l'eau et du gaz, en consultant un site fondamental sur lequel nous invitons tous ceux qui le peuvent à se rendre et à consacrer le temps nécessaire pour le consulter en détail :

 

 

 

http://refus.linky.gazpar.free.fr/

 

 

 

L'urgence réside pour le moment dans le traitement de la question du compteur Linky. Selon le site internet dédié au plan d'implantation, sur la commune de Thénac (adresse ci-dessous), 13 compteurs de ce type sont déjà posés et la pose généralisée est prévue pour s'échelonner du mois de juin au mois de novembre 2019.

 

 

http://commune.app-linky.fr/index.html

 

 

 

Nous nous demandons bien où et quand ont été posés les 13 compteurs en question dont il n'était nullement question voilà un an tout juste. En tout cas, nous sommes devenus de plus en plus dubitatifs quant aux « bienfaits » que nous apporterait ce type de compteur. Pour tout dire, après avoir un peu creusé la question, nous sommes franchement méfiants et vivement partisans de nous opposer au remplacement des compteurs bleus par ces compteurs verdâtres que le gouvernement allemand a proscrits dès février 2015, suite à une étude mandatée par le dit gouvernement fin 2013 concluant que « l’adoption massive de nouveaux compteurs n’est pas dans l’intérêt du consommateur allemand »

 

https://www.lemoniteur.fr/article/l-allemagne-renonce-a-la-generalisation-du-compteur-intelligent-27503537

 

 

 

 

(Ci-Contre, l'un des deux compteurs Linky ayant pris feu en novembre 2017 à Toulouse)

 

https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/27/2692870-deux-compteurs-linky-prennent-feu.html

 

 

 

Dès lors, nous ne voyons pas pourquoi la pose de ces nouveaux compteurs (intrusifs, nocifs, dangereux et coûteux) s'effectuerait dans l'intérêt du consommateur français. Il est urgent de répondre à cette question afin d'adopter dans notre commune une position collective qui ne pourra avoir de poids que si l'affaire a été débattue publiquement et fait l'objet d'une délibération municipale.

 

Nous lançons ici un appel à notre Maire dans ce sens : un débat largement ouvert à tous les habitants doit avoir lieu.

 

Pour information, une réunion organisée par le collectif anti-LINKY de Jonzac est prévue le 1er février à 20 h 15 à Saint Germain de Lusignan, salle Jean Moulin. L'heure est tardive pour la saison, mais si le temps le permet, nous avons en projet d'y assister.

 

Ci-dessous, quelques autres liens à suivre :

 

 

https://www.capital.fr/economie-politique/deux-compteurs-linky-prennent-feu-sont-il-dangereux-1258022

 

 

 

https://www.60millions-mag.com/2017/12/11/linky-des-cas-d-incendies-qui-inquietent-11492

 

 

 

https://www.capital.fr/entreprises-marches/saint-etienne-du-rouvray-interdit-le-deploiement-des-compteurs-linky-1246004

 

 

 

https://www.capital.fr/polemik/les-maires-ont-ils-raison-de-sopposer-au-deploiement-des-compteurs-linky-1256188

 

 

Notre Conseil municipal

 

Depuis l'élection de 2014 qui a vu s'opérer un renouvellement comparable à celui qui avait eu lieu en 1989, notre Conseil municipal a connu une agitation inédite dans les annales de Thénac et une étape décisive a été franchie l'an passé. Le nouveau système électoral ayant généré la possibilité d'une présence conjointe d'élus de plusieurs listes et donc d'une éventuelle opposition, il est advenu que la liste émanant de la municipalité sortante a été battue. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les leaders de ladite liste n'ont pas bien pris la chose. Après avoir vidé les ordinateurs de la mairie de leur contenu et soustrait des pièces d'archives, ils se sont affirmés au sein du nouveau Conseil par une attitude de contestation systématique vis-à-vis du maire et ont suscité la présence d'un pigiste de Sud Ouest pour faire dans ce journal une publicité nettement orientée en faveur de leurs prises de position. Les articles commis par ce dernier ont eu pour résultat de ternir aux yeux des lecteurs du grand quotidien régional l'image de Thénac, de son Maire, de son Conseil municipal et au bout du compte de tous les habitants de la commune. Point n'était besoin d'un opposant de cet acabit venant assister aux séances du Conseil pour en faire des comptes rendus pervertis. « La liberté de la presse » est un droit fondamental, il n'autorise pas pour autant les interprétations des faits dans le but de nuire à quelqu'un en faveur de quelqu'un d'autre. Nous avons eu l'occasion de le dire en face à ce monsieur.

 

Revenons à nos élus. Après avoir bataillé au sein du Conseil et sur d'autres terrains, les élus qui s'intitulaient eux-mêmes « opposition » ont fini par renoncer à remplir la mission pour laquelle ils avaient sollicité le vote des électeurs, essayant en vain de provoquer par un départ groupé une situation qui aurait mis la municipalité en péril. Certes, nous n'avons pas apprécié que dans un premier temps les élus minoritaires de la liste ayant perdu les élections n'aient pas assumé comme nous l'estimions nécessaire leur rôle au sein du Conseil. Leurs talents auraient pu être bien mieux employés en pratiquant une intelligente opposition coopérative que par l'engagement dans une opposition systématique, aveugle et obstinée. Toutefois, le pire à nos yeux a été l'épidémie de renoncements à laquelle nous avons assisté. Lâchage d'élus de la liste majoritaire d'abord, puis tentative d'organiser une démission collective des élus de la liste minoritaire, y compris ceux qui ne siégeaient pas au Conseil. La manœuvre a échoué parce que ces derniers ne pouvaient démissionner par anticipation d'une charge de conseiller qu'ils n'assumaient pas encore (voir pour plus de détails le Mensuel de Thénac N° 7, page 10).

 

La manœuvre a échoué aussi parce que deux candidats de la liste minoritaire ont refusé d'entrer dans cette combine et ont décidé d'occuper la place où les avaient portés la confiance des électeurs et la dérobade de leurs têtes de liste. Toutes nos félicitations à ces deux conseillers (une dame et un monsieur) pour le civisme dont ils ont fait preuve en la circonstance et toute notre réprobation à ceux qui ont trahi les Thénacaises et Thénacais  ayant voté pour eux en se défilant face aux obligations de la charge dont ils les avaient investis. Quand on se porte candidat à une élection et qu'on bénéficie de la confiance des électeurs, on ne se défile pas ensuite, on a un devoir à accomplir vis-à-vis d'eux et on doit l'accomplir jusqu'au bout. La politique de la chaise vide a toujours été la pire des politiques et en la circonstance, les 370 hommes et femmes qui ont voté en 2014 pour la liste « Agir ensemble » ont toutes les raisons de se sentir floués.

Dans une municipalité française, le maire est l'exécutif de la commune, il est chargé de préparer et d'exécuter le budget et les délibérations du Conseil municipal.

Les conseillers ont pour devoir d'assister le maire dans son action et d'user de leurs « conseils » pour corriger d'éventuelles dérives de sa part. Un conseiller démissionnaire ne dispose plus de tels pouvoirs.

Et l'élu(e) qui agit aux dépens des électeurs par ambition politique et intérêt personnel trahit le peuple. Au temps de Robespierre, on guillotinait pour ce motif.

 

 

 

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Le Festival littéraire et artistique de Thénac.

 

 

 Cette année, le Festival littéraire et artistique de Thénac sera ouvert les 27, 28 et 29 mars.

 

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Remerciements

Nous avons exprimé à plusieurs reprises le regret de ne pas parvenir à susciter l'adhésion de nos concitoyens à une attitude collective ferme face aux atteintes contre nos intérêts, atteintes anciennes aggravées et atteintes nouvelles que nous subissons au fil des ans. En revanche, il est juste de remercier publiquement celles et ceux qui nous adressent des encouragements et nous félicitent pour les actions que nous menons. Cela nous conforte de savoir qu'il est des gens qui savent reconnaître la justesse de nos vues et la portée de nos efforts. Si, nous n'obtenons pas les résultats spectaculaires que nous appelons de nos vœux en agissant comme nous le faisons, nous sommes persuadés que sans notre action les choses seraient pires.

 

"Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer".

 


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